Tricot et confiance en soi

Ou “même pas peur”

 

“Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer”

 

L’alchimiste, Paulo Coelho

 

 

La peur d’échouer…

Nous avons tellement peur d’échouer que, parfois, nous n’essayons rien. Il y a tant de nouvelles expériences que nous aimerions faire, de choses que nous souhaiterions savoir faire, et que nous ne tentons pas de peur d’échouer. Cette peur de l’échec nous fait passer à côté de tant de choses; et notamment, de la satisfaction de la réussite.

Pourtant, si nous nous lançons, l’échec est possible, oui, mais pas certain. En revanche, si nous ne tentons rien, la réussite, elle, n’est pas incertaine; elle est improbable.

L’échec n’est, certes, pas plaisant, et peut parfois décourager; mais c’est un risque nécessaire à prendre pour accéder à la réussite d’un projet.

Ce n’est pas toujours facile, mais, parfois, il faut se faire confiance. Il faut savoir se dire qu’on peut y arriver, malgré les difficultés. Il faut parfois sauter le pas pour voir ce qu’on est capable de faire. Et pour cela, il faut croire, avec conviction, que nous y arriverons.

Et sinon, nous aurons au moins essayé…

 

Ces vêtements qui en disent long…

On a tous des vêtements fétiches, que nous portons tout le temps, dès que possible, ou dans certaines occasions bien particulières… Ces vêtements qui en disent long sur nous.

Pour ma part, plus que ma personnalité, ma tenue reflète souvent mon humeur, mon état d’esprit, mes envies, mes intentions pour cette nouvelle journée qui commence.

S’il y a un enjeu, et que cet enjeu compte pour moi, je porterai sans aucun doute ma chemise Mélilot écrue. C’est la chemise des entretiens d’embauches, des premiers jours, des réunions importantes… Réalisée pour un événement particulier, cela reste une pièce de ma garde-robe pour les circonstances particulières.

En revanche, le duo jean/sweat-shirt est souvent synonyme de fatigue, maladie ou même mauvaise humeur. La tenue confortable et réconfortante nécessaire en de telles circonstances. La tenue un peu “comme à la maison”. Il y a aussi les tenues des jours banals, la petite robe “bien dans ma peau”…

Et puis, il y a ce gilet… Le gilet de la confiance; ce gilet qui promet une journée où tout est possible, à condition d’essayer.

 

Passer aux choses sérieuses

Ce gilet, c’est le premier gilet que j’ai tricoté: le Earnest Cardigan, de Joji Locatelli. Ce n’est pas la première “grosse pièce” que j’ai tricotée; j’avais déjà réalisé juste avant, un petit Pull Bello, toujours de Joji Locatelli, mais c’est mon tout premier gilet.

Si ce gilet m’inspire de la confiance en moi, c’est parce que, pour l’avoir, je n’ai pas eu peur d’essayer; je n’ai pas eu peur d’échouer. Je me suis fait confiance. Je me suis dit “tu peux y arriver”.

Ce n’est pas un petit gilet tout en jersey. Le Earnest Cardigan, avec son point texturé, ses torsades, son col châle et ses manches raglan, a de quoi, au premier abord, impressionner. Mais il a aussi de quoi séduire… J’aime beaucoup les modèles que crée Joji Locatelli, mais celui-ci a rapidement fait partie de mes favoris.

Dès le premier regard, ce modèle m’a énormément plu. Je le voulais, et je voulais le tricoter: le processus de réalisation, autant que le vêtement fini, m’attirait. J’avais envie d’être capable, moi, de réaliser une telle pièce. Et je voulais, bien sûr, avoir ce genre de pièce dans ma garde-robe.

 

Après quelques bonnets et un petit pull, il était temps pour moi, de passer aux choses sérieuses. Je me suis donc attaquée au Earnest Cardigan; et tout s’est bien passé…

Petit à petit, étape après étape, avec un peu d’attention et de patience, l’encolure, le raglan, le corps puis les manches sont apparus, et Earnest est né. Rien ne m’a paru vraiment compliqué. Le patron est très bien expliqué; la créatrice nous accompagne pas à pas dans la réalisation.

Finalement, la plus grande difficulté a été de me lancer.

 

 

La couleur qui donne confiance

Se lancer dans un tel projet n’est pas une décision à prendre à la légère. Elle nous engage dans de nombreuses heures de tricot, de patience, de minutie. Vient donc alors rapidement le choix de la laine; et de sa couleur… Il ne faut pas se tromper.

Pour ma part, je voulais être sûre de pouvoir porter mon Earnest une fois terminé. Il fallait donc qu’il soit assorti aux couleurs que je porte le plus souvent: principalement bleu marine, bleu ciel, bleu jean… du bleu quoi! Et du noir, marron, gris, beige… des couleurs passe-partout. Mais je ne souhaitais pas pour autant rester dans ces coloris. Une couleur que j’assume, mais pas trop banale non plus. J’aime beaucoup l’association du bleu et du moutarde. Mais du moutarde, je n’en avais pas, jusqu’à là. Un manque dans ma garde-robe qu’il me fallait combler.

J’ai donc opté pour la couleur moutarde. Ce choix de couleur ma paraissait une peu ambitieux pour moi qui ne porte que des couleurs passe-partout, mais je n’avais pas envie de tricoter une couleur trop commune.

La couleur parfaite, c’est chez La Fée Fil que je l’ai trouvé: “Au Nez Moutarde”. La Fée Fil, c’est une teinturière indépendante de laine qui propose des couleurs toutes plus magnifiques les unes que les autres. J’ai connu ses laines sur les réseaux sociaux et dans des podcasts, et n’en ai entendu que du bien. Je m’attendais donc à une très belle laine et malgré cela, j’ai été surprise à la réception de ma commande. La couleur de cette laine est intense, lumineuse et vibrante; magnifique en écheveaux, encore plus sublime tricotée!

Ce choix de couleur audacieux pour moi ajoute encore à la confiance que me donne mon gilet quand je le porte. Plus qu’oser me lancer dans un modèle qui me semblait compliqué, je n’ai pas eu peur de la faire avec cette belle laine à la couleur moutarde éclatante, et qui m’était pourtant si précieuse.

 

En résumé

Patron: Earnest Cardigan – Joji Locatelli

Laine: “Au nez moutarde” – merino single – fingering – La Fée Fil (470g)

Aiguilles: 3,25 mm

Taille: XXL (pour correspondre à une taille L)

Réalisation: commencé le 25/04/17, fini le 19/08/17

 

 

Épilogue

Je porte très souvent mon Earnest parce que je m’y sens bien. Et je ne parle pas seulement de confort. Bien sûr la laine est douce, et le gilet léger, mais chaud à la fois est très agréable à porter. Mais en plus, quand je porte ce gilet, je me sens dans le même état d’esprit qu’au moment où j’ai décidé de le réaliser. Ce gilet me donne confiance en moi, de par sa difficulté apparente, mais aussi sa couleur.

Grâce à ce gilet, j’ai mis de côté ma peur d’échouer, je me suis lancée et désormais, je me sens confiante. Je me sens désormais capable de réaliser des modèles qui pourraient me sembler, de prime abord, compliqués. S’il y a des techniques que je ne connais pas, et bien, j’apprendrai.

Si vous débutez en tricot, je ne peux que vous conseiller de vous faire plaisir, et comme moi, de vous lancez…

Après tout, qu’est-ce que vous risquez?

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