Mon éthiquette me gratte…

Elle me démange même…

 

“Le bonheur ne tenait peut-être qu’à l’équilibre des petites joies (comme arriver au passage piétons juste quand le bonhomme passe au vert) et des petites désagréments de la vie (comme avoir une étiquette qui gratte dans le cou)”

 

Quatre filles et un jean, Ann Brashares

 

 

Pour être honnête, ce n’est pas ce qui m’a conduite à la couture ou au tricot. C’est venu après ; et l’idée fait son chemin: et si le bien-être passait par le bien-être dans ses vêtements ?

 

Je ne me reconnais plus, ou pas même – me suis-je reconnue un jour ? – dans ce que l’on trouve dans les magasins. Les dernières tendances, les couleurs, les motifs, les matières… ne correspondent pas toujours à mes envies du moment, ni même à ma morphologie. Pour moi, faire du shopping pour m’habiller est loin d’être un plaisir. Je ne trouve jamais ce que je cherche, et je repars souvent bredouille ou peu satisfaite de mes achats.

Et pour cause; je ne suis pas bien dans les vêtements que j’achète. Je parle d’abord d’inconfort. Parlons d’abord de cette – et même souvent, ces, parce qu’elles sont nombreuses – étiquette d’une longueur interminable, toujours mal placée, à même la peau, qui nous démange au quotidien. Démangeaisons dans le cou, irritations en bas du dos… j’admets être plutôt sensible de ce côté-là, mais je ne dois tout de même pas être la seule. Couper cette satanée étiquette, n’y pensons même pas, ça serait pire ! La découdre, pourquoi pas, si encore celle-ci n’était pas prise dans la couture d’assemblage… Et cette étiquette qui me gêne n’est pas le seul problème. Coutures gênantes, matières inconfortables dans lesquels on a trop chaud, trop froid, on transpire sans avoir chaud… s’ajoutent à la liste.

Et sans être hors-norme, il semblerait que je n’ai pas une taille standard selon certaines marques de vêtements. Selon une enquête de l’Institut français du Textile et de l’Habillement (2015), les françaises mesurent en moyenne 1m62 et pèsent 62,4 kg, et portent donc du 40 ou du 42. Je suis donc dans la moyenne. Et pourtant, il n’est pas toujours facile de trouver la bonne taille: ça serre, ça baille, c’est trop long, c’est trop court, ça tombe mal… Je tire sur les manches, je fais plusieurs plis à mes pantalons, je ne ferme pas mes vestes ou je flotte dedans. Bref, le saillant n’y est pas.

Difficile donc de se sentir belle, de se sentir mise en valeur, d’être bien dans sa peau, d’assumer son corps quand on est engoncée, serrée ou noyée dans ses vêtements.

 

Et l’éthique dans tout ça? Qui coud les vêtements que j’achète, dans quelles conditions ? À quel prix ? Et l’environnement dans tout ça ? Dois-je culpabiliser dès que j’achète un vêtement, fermer les yeux ? Malgré la multitude et la longueur de nos étiquettes, que savons-nous vraiment des vêtements que nous achetons ? Je regarde à l’instant où j’écris l’étiquetage d’un vêtement que je porte (un débardeur uni, basique). Bilan : 3 étiquettes de 7 cm chacune, indiquant la taille : selon quelle norme ?; la marque, 3 adresses (1 en France, 1 en Espagne et 1 en Egypte) : le siège français ? Le siège international ? L’importateur ?; la mention « made in Bangladesh » (dans différentes langues, pour lesquelles Bangladesh s’écrit… suspense, suspense : Bangladesh, ça vaut bien les 7 cm d’étiquette donc…) : qu’est-ce qui est fabriqué au Bangladesh ? Le tissage du tissu ? La teinture ? L’assemblage ? Tout ?; la matière, 100% coton : là non plus, pas d’information sur la teinture; les consignes de lavages; la mention « laver avec des coloris similaires » : là aussi, toutes les traductions prennent une face d’étiquette; et, pour finir, la recommandation « favorisez le lavage à basse température pour préserver la planète » : là, étonnamment traduit uniquement en anglais et en espagnol, recommandation qui me semble ironique au vu du reste de l’étiquetage. Pourtant, on nous pousse à nous interroger, à nous sentir concernés par l’environnement, non ? On nous dit de « favoriseZ » alors qu’on nous conseille de « laveR ». Bref. Passons.

Ce n’est qu’un exemple de vêtement du commerce, pris au hasard (celui que je porte aujourd’hui), mais qui interroge, laisse perplexe, non ?

Ne suis-je pas tenue, en tant que consommatrice, de m’informer de ce que j’achète ? Ne puis-je pas consommer autrement ? Acheter des vêtements « made in France » ? Pourquoi pas ? Acheter moins quantitatif et plus qualitatif ? Là encore, why not ? Même si, honnêtement, n’étant pas une accro du shopping, j’achète assez peu finalement. Mais cela ne serait qu’une partie de la solution. Et le saillant dans tout ça ? Et mon rapport à la mode ?

L’évidence est donc là : et si ma garde-robe devenait “fait-main” ? A vrai dire, j’en suis, à ce jour, très loin… Je couds lentement, et par période. La couture est un loisir et les vêtements que je couds ne sont pas une fin en soi; ils viennent, pour le moment, juste compléter ma garde-robe. En tricot, je débute ; tout est à faire.

Mais si, à terme, cela devenait un objectif ?

Et si je partageais cette aventure avec vous ?

 

Alors, c’est parti ! Bienvenue sur mon blog !

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